Réalisations

Au fur et à mesure de mes voyages, j’ai pris le goût d’essayer de noter, photographier et aujourd’hui filmer mes aventures en essayant au mieux de retranscrire l’atmosphère.
En tant que voyageurs nous sommes des témoins privilégiés du monde extérieur et il est pour moi de notre devoir de le partager, le mauvais, mais aussi le bon.

La caméra m’a aussi permis, parfois de mieux inscrire certains moments dans ma mémoire, par le temps que j’ai mis à réfléchir à mes cadres, ou à me concentrer sur la personne que j’interviewais. Elle m’a aussi permis en tant que voyageuse solitaire de parfois de me décharger mentalement de certaines situations qui me paraissait fatigantes en me confiant à elle, comme à une confidente et continuer mon chemin, délestée.

Elle m’offre une tache, un rôle, je n’aurais sans doute jamais osé rencontrer certaines personnes pour leur poser des questions sans cette caméra, et elle m’a donné une porte d’entrée vers un monde extraordinaire.

Le vidéo permet de partager et de continuer à faire vivre ces voyages au travers des documentaires, et ce malgré le fait que je voyage seule, les gens que j’ai rencontrés sont pour moi des sources d’inspiration. Elles ont pris la peine de me parler, m’ont fait confiance et continuent ainsi leurs messages.

J’espère maintenant que les documentaires permettront d’inspirer et d’inciter les suivants à aller oser partir à la découverte loin ou près de chez eux. Car il n’y a qu’en explorant, qu’en se dépassant que l’on grandit, on prend courage et que l’on apprend.

Il existe à ce jour 15 documentaires de 52 minutes sur mes expéditions en moto :

Saison 1 en Asie centrale

Un jour il faut partir :
Documentaire de 54 ‘’ réalisé par Christian Clot, Mélusine Mallender, Nicolas Thomä, produit par Darwin production, co-produit et diffusé sur la chaine Voyage.
Résumé :
Après 10 ans et 110 000 kilomètres parcourus ensemble, Mélusine Mallender décide d’offrir à sa moto Varadero 125 vieillissante un baroud d’honneur : aller le plus loin possible en direction du soleil levant. Pas plus de quelques centaines de kilomètres selon les spécialistes ! Mélusine, elle, rêve de Mongolie, de Sibérie, de soleil levant ! Voyage initiatique par excellence, avec son lot de découvertes, de rencontres et de surprises, bonnes ou mauvaises, le film raconte ce rêve devenu réalité au fil de chacun des 22 000 kilomètres finalement parcourus en solo par la jeune motarde, jusqu’à Vladivostock… jusqu’au bout de son rêve.

Les routes persanes :
Documentaire de 52’’ réalisé par Christian Clot, Mélusine Mallender, Nicolas Thomä, produit par Darwin production, co-produit et diffusé sur la chaine Voyage.
Résumé :
Après l’initiatique Back to Japan, Mélusine ne pouvait en rester là. Le voyage maintenant bien ancré au corps, renforcée dans le fait que la moto est une belle manière de faire des rencontres et un témoignage de liberté important, elle décide d’entreprendre un nouveau périple. Plus construit, mais aussi plus ambitieux, avec cette fois un gros cube 800 cm², elle veut poursuivre l’aventure dans les pays d’Asie centrale (Tadjikistan, Kirghizstan), mais aussi de toucher aux pays du Moyen-Orient, Iran en tête. Ce voyage audacieux débute véritablement en Turquie, avec les villes taillées de la Cappadoce et le Kurdistan, le long des frontières syrienne et irakienne, où l’accueil est déjà oriental, mais les tensions bien présentes.

DVD des 2 documentaires

Saison 2 en Afrique de l’Est

Les Grands Lacs d’Afrique, d’un Nil à l’autre, les routes de l’espoir
3 Documentaires de 52’’ réalisé par Christian Clot, Mélusine Mallender, montés par Nicolas Thomä, produit par Darwin production, co-produit et diffusé sur la chaine Voyage.
C’est depuis Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, que Mélusine débute son périple. Elle met dans un premier temps cap à l’Est, en direction des terres musulmanes de ce pays aux mille visages, qui regroupe plus de 80 ethnies pour autant de langues, aucune n’étant langue officielle. Une manière de préserver la culture de chacun qui ne va pas sans difficulté pour la jeune motarde au moment de communiquer avec les habitants. Mais comme toujours la moto fonctionne comme un sésame pour initier les contacts avec les femmes comme avec les hommes. Mélusine découvre ainsi Harar, la ville légendaire aux 99 mosquées du royaume de Saba, où elle rencontre plusieurs femmes qui lui offrent un premier visage de la notion de la liberté en Éthiopie. Le voyage se poursuit dans la région Somali, en longeant la frontière du Somaliland, pays autodéclaré en scission avec la Somalie, reconnue par aucun autre pays. Elle décide de s’y rendre, et après des débuts difficiles dans un pays en poire à de nombreux démons, c’est le ministre de la Jeunesse de et sport en personne qui lui signera les autorisations nécessaires pour circuler dans le pays. Elle découvre ainsi les incroyables peintures rupestres de Las Geel, et un pays où moins de deux cents touristes rentrent chaque année. Puis c’est le retour en Éthiopie, avant de terminer cette première étape dans la plaine des Danakils, près du lac de lave en fusion de l’Erte Alé, Mélusine aura l’occasion de croiser la route d’une ancienne exciseuse qui a décidé de déposer les couteaux, et de nombreuses autres personnes qui, dans le bonheur ou parfois la violence, jusqu’au jet de pierre, lui permettront de mieux comprendre la vie en Éthiopie aujourd’hui.
Elle continue son périple en passant par l’Ouganda et le Rwanda, son voyage sera ponctué par des rencontres étonnantes, dont l’un des derniers rois pygmées, un braconnier reconverti, des tambourineuses. Loin de l’image empreinte de contextes sociaux ou politiques complexes, c’est surtout la rencontre avec une population joyeuse et tournée vers l’avenir qui marquera cette voyageuse accomplie.

Documentaires en VOD

Saison 3 en Asie du sud, La trace du tigre


5 Documentaires de 52’’ réalisé par Christian Clot, Mélusine Mallender, montés par Nicolas Thomä et Karine Tordjman. Produit par Darwin production, co-produit et diffusé sur la chaine Voyage.

Indonésie, l’archipel des 17000 îles :
Mélusine, vient d’arriver à Jakarta pour le début de son expédition. L’Indonésie est le plus grand pays musulman au monde, mais c’est surtout un archipel de plus de 17 000 îles. La jeune femme roule entre la mégalopole jakartienne et les plages de Bali en passant par les forêts de Sumatra. Elle découvre la fabuleuse diversité de chaque île qu’elle traverse et rencontre une population chaleureuse. Entre les cerfs-volants de Putu et les rêves de Lydia de l’ethnie des Minangkabau, la plus grande ethnie matrilinéaire, mélusine s’étonne et les questionne dans leur quotidien.
Myanmar, le sourire de l’espoir :
Rien n’est simple au Myanmar, le pays s’ouvre, mais Mélusine ne peut y entrer sans escorte avec sa moto. Peu lui importe, elle décide de louer une moto sur place en attendant d’avoir ses papiers et peut ainsi quand même rouler seule plus ou moins librement au Myanmar. Mélusine nous emmène dans ce pays au cœur du changement en pleine transition politique. La population intimidée par des années de dictature n’en ai pas moins bienveillante et curieuse d’échanger avec elle.
Népal, à l’ombre des géants :
Le Népal est le pays des géants himalayens, c’est aussi le paradis du treck, meurtri par les récents tremblements de terre, les habitants avancent envers et contre tout. Les hauts plateaux du Mustang, Katmandou, la plaine du terraï sont autant de paysages fabuleux où Mélusine se perd avec joie.Entre Sareena la chanteuse punk, Mira Raï la championne de trail et Sanu une ancienne Kalamari, Mélusine partage joies, peines et espoirs dans ce pays si beau et encore si fragile où la condition des femmes reste encore précaire.
Bangladesh, un pays emmuré :
Mélusine découvre le Bangladesh, un pays tourmenté par les catastrophes naturelles et d’une grande pauvreté. La jeune femme est très vite accueillie par ces nombreux habitants, surpris de voir une femme au guidon d’une moto. La plus longue plage du monde, Cox’s bazar, la mangrove, la bruyante Dhaka, sont peu de choses face aux personnes qui pas à pas construisent la liberté de demain. Mélusine passe du monde des hommes à celui des femmes et nous emmène dans ce Bangladesh si peu connu.
Pakistan-Iran, l’art du Taroof :
Cela faisait 5 ans que Mélusine n’était pas revenue en Iran et cette fois-ci elle est seule, mais avant elle doit traverser le Pakistan, un pays qui inquiète beaucoup ses proches. La jeune femme rencontre grâce à la moto des personnes qui l’aident et se confient. Mélusine arrive finalement en Iran, pays contradictoire et étonnant où l’hospitalité est roi. Entre décors des mille et une nuit et paysage sublimes, Mélusine se laisse guider par ses habitants, et surtout les femmes qui la reçoivent avec plaisir.

Saison 4 en Amérique Latine

Bolivie, les traditions en héritages :
C’est en Bolivie que Mélusine Mallender reprend sa route sur les traces des libertés, après l’Asie centre, l’Asie du Sud et l’Afrique. Débuter son périple dans ce pays, symbole révolutionnaire d’Amérique Latine et l’un des pays les plus pauvres du monde, mais aussi l’un des plus variés géographiquement, était une évidence pour la motarde. Des hauts plateaux à la forêt tropicale, des mines aux marchés, Mélusine rencontre les élèves de l’école de football Tahuichi, Katia qui s’occupe de la promotion écologique du parc national d’Amboro, les fameuses Cholitas qui portent fièrement l’habit traditionnel, des mineurs et des cultivateurs de coca, emblématiques du pays. Autant d’occasions qui lui permettent de mieux comprendre ce pays aux habitants fiers, pour qui l’esprit révolutionnaire semble toujours chevillé au corps.
Colombie, un chemin vers la paix :
Mélusine Mallender arrive en Colombie, pays encore trop célèbre pour ses trafics et les FARCS, alors que la population essaye aujourd’hui de dessiner un autre visage. Et c’est bien ce dernier que Mélusine va découvrir en parcourant le pays avec Tania, sa moto trial 800cc,entre cultures de café, forêt, désert, et des habitants à l’accueil chaleureux. De Pedro, cultivateur caféier aux femmes des tribus Wayuu et Arhuacos, de l’accordéoniste Leydi aux habitants du «Barrio 13», autrefois quartier, le plus violent et devenu un paradis du street art. C’est un pays passionnant qui s’ouvre à la vie que découvre la motarde, touchée au cœur par la gentillesse qu’elle perçoit à chaque instant.
Guatemala, la culture en héritage :
Comme tout le monde, la motarde Mélusine Mallender a surtout entendu parler de ses paysages magnifiques de l’ouest, avec ses lacs entourés de volcan, et des sites culturels Maya. Des atouts qui dotent le pays d’une réputation de Suisse de l’Amérique où le chocolat et la beauté confèrent une aura paisible. Mais ce serait oublier que, sorti des circuits touristiques, c’est aussi l’un des pays les plus pauvres, où les enfants travaillent souvent très jeunes. C’est ce grand écart que Mélusine va découvrir au fil des rencontres : un pays à la richesse culturelle et territoriale énorme où chacun semble pourtant devoir se battre pour vivre au quotidien. Mais l’espoir est grand, car de l’ambulancière Béatrice à Dina fière de sa chocolaterie, toutes les femmes lui ont parlé le même langage : nous créons l’avenir et notre liberté !
Mexique, la passion comme art de vivre :
Le Mexique est un monde dans son immensité territoriale, la variété de ses paysages et ses populations variées. C’est un pays de transit de migrations d’Amérique latine, un pays de départ pour les États-Unis, migrations. Il est également réputé pour de nombreux féminicides la profonde pauvreté d’une partie de sa population. Mélusine Mallender y débute son périple dans le sud, où la terre est riche de cultures dont celle des cacaotiers qui valent à la motarde une belle rencontre sucrée avec Estella qui possède l’exploitation biologique la Campesina. Mais ce sont surtout les Muxe, de l’État de Oaxaca, un groupe libertaire transgenre qui sait mieux que personne l’art de la fête, les manifestations intenses en faveur du droit des femmes ou la rencontre avec la mémoire de la peintre légendaire
Frida Kahlo au travers du récit d’une ancienne voisine, qui vont surtout la marquer. Un périple qui se poursuit vers l’aridité du nord sur des milliers de kilomètres, jusqu’à l’ultime étape de ce voyage, vers la ville frontière de Tijuana, où le fameux mur construit par les États-Unis choque la motarde, avide de liberté. Mais la rencontre avec le street artiste Remix aux dessins engagés, lui fera quitter l’ultime pays de son périple en Amérique Latine avec l’espoir au cœur

Filmographie dans laquelle Mélusine apparait :
– La trace des hommes : 3 X 26 minutes réalisés par Christian Clot et Nicolas Thomä dans la série Authentique Aventure. Images filmé par Christian Clot et Mélusine Mallender. Les trois épisodes retracent l’expédition de Christian Clot et Mélusine  en Patagonie en 2009. Diffusé en 2010 sur la chaine Voyage

Bibliographie dans laquelle Mélusine apparait :
– Les formidables, Eve fursari, 2020 (à paraitre)
– Moto – Le temps de la liberté, Jean-Marc_Thévenet,Tana, 2018.
– 100 ans d’exploration, Christian Clot, Editions Glénat réedition de 2017

Mon dernier livre : Les Voies de la Liberté

Édité par Robert Laffont le 25 septembre 2020 écrit en collaboration avec Marion Cocquet.

Il raconte mes trois premières expéditions en moto. Ma genèse et celles qui m’ont construite au fur et à mesure vers cette quête de liberté.


Résumé :


Juin 2010, Mélusine décide de partir seule, avec sa vieille moto 125 cm3, pour « aller le plus loin possible » en direction de l’est. On lui prédit qu’elle ne dépassera pas le périphérique parisien. Quatre mois plus tard, elle arrive pourtant à Vladivostok, où seule la mer du Japon arrête sa route. À sa manière elle a trouvé ce qu’elle était partie chercher : sa liberté dans un monde qui paraissait infini. Mais de ce voyage initiatique hors du commun, elle revient surtout avec de nombreuses questions sur la notion de liberté, différente d’un endroit à l’autre, et plus particulièrement pour les femmes.


Alors, elle décide de repartir, toujours seule, toujours à moto, car ce moyen de locomotion est un véritable passeport de rencontres et lui permet d’aller presque partout. Du Moyen-Orient à l’Asie centrale, de l’Asie du Sud à l’Afrique de l’Est, elle traverse des pays que l’on connaît mal et dont on a parfois une image négative : Iran, Rwanda, Myanmar, Pakistan, Somaliland… Plus de quarante pays, cent mille kilomètres, dix films et des milliers de rencontres et interviews plus tard, elle raconte cette quête sans fin dans ce livre.